Français, Homélies

Huitième dimanche de Luc

Nous venons d’entendre la lecture d’une parabole bien connue qui n’est relatée que par l’évangile de l’apôtre Luc : celle du bon samaritain (Lc 10, 25-37). Elle met en scène un voyageur, attaqué et blessé par des bandits. Alors qu’il gisait au bord de la route, un prêtre et un Lévite, tous deux juifs, passent à côté de lui et sans s’arrêter, sans lui prêter attention. Leur attitude peut s’expliquer du fait que la Loi mosaïque interdisait aux sacrificateurs de toucher les morts : « Un sacrificateur ne se rendra point impur parmi son peuple pour un mort » (Lév 21,1). Cette règle s’appliquait de façon rigoureuse aux serviteurs du culte, prêtres et lévites. Sans doute que ces deux premiers passants étaient appelés par leur devoir religieux… Mais un troisième vint à passer, qui était un Samaritain, appartenant donc à une population que les Juifs considéraient comme impie. Celui-ci, par contre, s’arrête et s’occupe du blessé, qui pourtant n’était pas de sa religion, en lui prodiguant des soins, l’amenant dans auberge et donnant de l’argent pour qu’on le soigne jusqu’à son retour. Continue reading

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